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Eduquer son chien... ou s'éduquer soi ?

  Petite réflexion offerte par une balade avec Pumpy. Pumpy, c’est mon chien. Il est un peu impressionnant pour qui ne le connait pas, j’en conviens. Moi qui connais son histoire, son passé difficile, et surtout qui il est vraiment, je sais qu’il est tout sauf agressif. Evidemment, toute sa tendresse et sa gentillesse sont occultées par son apparence de chien loup noir. Le sujet idéal pour un délit de faciès canin. Petite, j’ai toujours réclamé un chien à mes parents. Ils s’y sont toujours opposés. Je me revois leur balancer un soir après un énième refus : « m’en fous, j’aurai un chien dès que j’aurai un chez-moi ! » (ricanement des parents qui n’y croient pas une seconde) Des années plus tard, le lendemain de mon emménagement dans mon chez-moi, je partais à la SPA. Je suis revenue avec Léïa, belle rottweiler qui m’a appris tellement. (parents hallucinés ) Puis Léïa a laissé la place à Eden, croisée Cane Corso, qui a poursuivi l’œuvre de Léïa. Observer m...

Quand les mots s'envolent, l'orthophoniste reste

  Crémieu, il y a quatorze ans. Un message sur mon répondeur professionnel d’orthophoniste fraîchement installée. Une femme, qui demande un RDV pour son mari, qui selon elle perd la mémoire. Le neurologue les envoie faire un bilan orthophonique en attendant l’IRM. Je viens d’ouvrir mon cabinet, mon agenda présente encore quelques disponibilités. Une prise en charge de début de maladie d’Alzheimer, cela augure un suivi assez long, parfois complexe étant donné les impacts familiaux. Dès le message sur le répondeur, une alerte s’était allumée en moi quant au rôle de la femme. RDV est pris pour le bilan la semaine suivante. Ils arrivent tous les deux. Lui, calme, souriant, avenant, mais avec une pointe d’inquiétude dans le regard. Il semble essayer de me dire quelque chose sans pouvoir le verbaliser. Elle, elle prend toute la place. Elle parle pour son mari, elle semble même penser pour lui. Parfois il la regarde avec tristesse puis me fixe. Si parfois, dans ce genre de si...

Merci les souvenirs Facebook !

 Les réseaux sociaux ont quand même quelques côtés intéressants. La fonction « souvenir » de Facebook. Celle qui te balance soit des sourires, soit des « outch ». J’aime beaucoup aller voir ces souvenirs. Une madeleine de Proust quotidienne. Çela permet de voir le chemin parcouru, ouvrir une fenêtre sur le passé, sur qui on a pu être à ce moment-là et pourquoi. Je n’ai jamais effacé mes propos sur Facebook, et pourtant, il y en a bon nombre qui sont à l’exact opposé de qui je peux être aujourd’hui. Je les laisse, je n’ai pas honte de qui j’ai été. C’est ce qui fait que je suis moi aujourd’hui. Bref, aujourd’hui, mon souvenir du jour me ramène 14 ans en arrière. Sur le papier, c’est plutôt mal parti : « [ Aurélie Aulagnon ] (oui, naguère, on commençait nos posts Facebook comme ça, les anciens savent (et accessoirement, il y a 14 ans, je n’étais pas Aurélie Aulagnon)) a failli mourir d'une façon pas bien drôle ce matin...Vivement l'été moi ...

Enjoy your friends...

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 C’est l’histoire de six jeunes filles - enfin, jeunes, environ 20 ans et 180 mois, quoi – qui partirent passer un week-end à Amsterdam. Ces jeunes-filles-pas-si-jeunes avaient fait leurs études ensemble et rêvaient de retrouver les émotions et les frissons de leur vie estudiantine antérieure. Il faut dire qu’elles en avaient partagé des moments… De ceux qui permettent d’alimenter une compétition d’anecdotes WTF en soirée. Ou de ceux qui savent faire remonter des larmes devant l’intensité du souvenir. [ L’autrice passe volontairement sur les instants non glorieux de soirées un peu trop alcoolisées, mais si tu as eu 20 ans, toi-même tu sais ] Une annonce de demande en mariage inattendue un vendredi matin en cours de linguistique. Un sauvetage d’une membre du squad après qu’elle a réussi à garer son paquebot de voiture à la verticale avenue Berthelot. Une traversée de la rue de la Guillotière pour une pauvre future mariée grimée en mama africaine. Une séance photo en cel...

TransitionS EnergétiqueS

Diminuer ses déchets, ne garder que ce qui est bon pour soi. Réguler sa consommation d’énergie au quotidien, qu’il s’agisse d’objets, d’actes ou de personnes. Consommer local, tout écosystème territorial regorge de ressources nutritives et humaines vitales. Favoriser l’économie circulaire, partager, diffuser de la main à la main, de cœur à cœur. S’alimenter au fil des saisons, suivre le rythme de la nature en parallèle du sien. Être à l’écoute de ses propres besoins, s’alléger de ceux des autres. Eloigner tout superflu, ne garder que le coeur de l’essentiel. Transition énergétique de la Terre. Transition énergétique de soi-même.  

Ôde à la flemme

  La flemme n’existe pas Je sais, je jette un énorme pavé dans la mare quand je balance ça tout de go. Oui, j’assume complètement mon propos : LA FLEMME N’EXISTE PAS . Oui, oui, même pour toi l’ado qui passe ses journées allongé au milieu de papiers vides de barres de céréales et de linge non rangé. Oui, oui, même pour toi l’homme ou la femme qui préfère ne pas regarder la pile de vaisselle pour aller scroller Facebook sur ton canapé. Et oui, aussi, pour toi, le sportif accompli qui a sa prochaine course dans 1 mois mais qui ce soir, préfère la chaleur de son foyer à l’humidité des sous-bois. Quand j’explique ça aux personnes que je forme -généralement ça arrive juste après « les caprices ça n’existe pas » mais on en parlera une autre fois, ça vaut son pesant de cacahuètes aussi – j’ai droit à, dans le désordre : des ricanements, des yeux levés au ciel, des soupirs, des haussements de sourcils. Une fois, j’ai entendu un « Merci !!! », mai...

Hier, j’ai emmené mon chien à l’EHPAD

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  Je sais, je vous ai habitués à des titres bien plus travaillés, des teasings, des jeux de mots… Là, je décide de vous poser ça comme ça. C’est à la fois le début, le milieu et la fin de mon histoire. Je vais tâcher de romancer davantage pour que vous compreniez où je veux en venir. Hier, ma chère Mamie fêtait ses 92 ans. Elle vit depuis plusieurs années dans un EHPAD dans lequel elle se sent bien et où Alzheimer arrive à se faire discret. Marie - c’est le prénom de ma chouette grand-mère - était un peu fatiguée. C’est pourquoi il n’était pas envisagé de la sortir pour qu’elle souffle ses bougies. RDV était pris pour la retrouver à l’EHPAD. D’ordinaire, quand ma Mamie sort, c’est chez ma maman que je la retrouve. Et c’est tout naturellement que je viens avec mon fidèle Pumpy. Marie, elle aime les chiens. Elle les adore. Ils lui rappellent son chien Rosette. Mes compagnons canins successifs ont toujours été d’une douceur absolue avec ma Mamie. Et pourtant, en plus d’êtr...