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Affichage des articles du août, 2026

La vraie fin de "Vivre"

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  Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, j’ai co-réalisé un film en 2024, intitulé « Vivre, regards croisés sur sa propre vieillesse ». Toute l’histoire officielle du film est à retrouver sur mon site aurelie-aulagnon.com (mais je ne sais pas encore pour combien de temps). Plus de 18 mois après la sortie du film, et après avoir pris le temps de digérer la majeure partie de tout ce que cette aventure a pu générer en moi, en bien et en mal, je ressens le besoin de poser tout ceci par écrit. Si sur le papier, le film a suivi le chemin qui était prévu au départ, dans les faits, la réalité en off était toute autre. Le temps ayant fait son œuvre, les actes ont pu démontrer ou infirmer les paroles des uns et des autres. Je fais le choix aujourd’hui de porter ma vérité au sujet du film. De donner ma version, mes propres émotions et ressentis.  Pas pour justifier, accuser ni même expliquer. Mais pour que ça sorte de moi, enfin.  Parce que ça y est, je sens...

Quand j'étais vieille...

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  Quand j’étais vieille, je mangeais parce que maman m’avait appelée pour passer à table ou parce que c’était mon heure de pause entre deux sessions de cours. Depuis que je deviens jeune, je mange quand mon corps me demande de le faire. Quand j’étais vieille, j’allais au lit parce que mes parents me disaient de le faire, que j’aie sommeil ou non. Depuis que deviens jeune, je me couche dès que le sommeil se pointe, jour ou nuit. Quand j’étais vieille, j’allais à l’école parce que c’était comme ça qu’on apprenait les choses, j'ingurgitais des connaissances que je n’avais pas demandées et dont je n’avais pas ressenti le besoin de découvrir à ce moment-là. Depuis que je deviens jeune, j’apprends chaque jour dès qu’une situation vécue ou une information transmise m’interrogent et me poussent à en chercher la source, quel que soit le domaine. Quand j’étais vieille, je m’informais par la télé ou la radio, ou auprès de personnes qui relayaient potins et jugements sur évènements et...

"Reste à ta hauteur, ça te va bien"

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 C’est quand elle m’a envoyé une photo de moi qui m’a transpercée que j’ai senti nos armures mutuelles se briser. Il y a eu un avant et un après cette photo. Avant, à mes yeux, elle était pour moi la mère d’un ancien patient, une crémolane, une belle femme souriante. Comme beaucoup d’autres. Rien d’exceptionnel. Rien qui ne vienne m'attirer ou me repousser. C’est un homme aux ambitions pleines d’illusions mais étonnamment juste dans son ressenti envers elle et moi qui nous a mises en lien. Dans la réalité. Imprégné de patriarcat le conduisant à se voir plus haut qu’il n’en était réellement capable, il avait quand même la lucidité de reconnaître qu’il ne pouvait se hisser au sommet seul, sans soutien. Une statue a besoin de son promontoire comme le médecin nécessite ses infirmières. Evidemment, le si bel être qu’il s’imaginait représenter ne pouvait s’entourer que de créatures remarquables pour correspondre à l’image publique qu’il voulait donner. Débarqué dans la cité a...